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E-recrutementVirus & spam

Haro sur les spams
Le 26/05/08 par Les Robins du Web

«Bjr, j'ai du nouveau pour toi, contacte-moi au 0892XXXX ». « Vous avez gagné un cadeau, rappelez le numéro suivant »… Ce genre de messages indésirables se multiplie sur les téléphones portables. Ils sont le plus souvent personnalisés, mentionnant dans le texte le nom du destinataire. L'objectif ? Amener ce dernier à rappeler un numéro surtaxé qui fera gonfler sa facture de téléphone et enrichira l'arnaqueur qui est à l'origine du message.

Le secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation Luc Chatel est bien décidé à en finir avec ces méthodes qui visent, selon lui, « plus particulièrement des adolescents et des personnes fragiles », et que dénoncent régulièrement les associations de consommateurs. Il a décidé de mettre en place un « comité de déontologie des services de communication au public en ligne », qui luttera contre ces pratiques frauduleuses. Ce comité regroupera des représentants des pouvoirs publics, des éditeurs professionnels de services et des opérateurs et hébergeurs. Il sera chargé de « discuter des modalités techniques pour parer aux pratiques intrusives et renforcer la protection du consommateur ».

Le phénomène des SMS indésirables et des escroqueries sur téléphones mobiles serait en très forte progression, selon Luc Chatel, « même si le nombre de plaintes reste faible ». Dans son bilan 2007, l'Afutt (Association française des utilisateurs de télécommunications), indique que le nombre de plaintes liées à des surfacturations a connu une augmentation inhabituelle cette année (+98 %), la plupart étant dues à des problèmes de spam par SMS. Ces messages sont bien plus redoutables que ceux qui circulent par messagerie électronique : il suffit que le destinataire réponde, ne serait-ce que pour se plaindre, pour qu'il soit immédiatement facturé. Au mieux, il paiera 0,34 €/min pour un 08 92. Au pire, bien davantage…

Les opérateurs de téléphonie sont aussi les victimes de ces pratiques. Les clients les tiennent souvent pour responsables des surfacturations, alors que les SMS illicites parasitent leur réseau. Mais ces mêmes opérateurs sont le plus souvent démunis, les messages étant généralement transmis depuis des serveurs situés à l'étranger. De son côté, l'abonné peut porter plainte auprès de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ou du procureur de la République, et contacter les associations de consommateurs et la CNIL. Reste à savoir si le comité mis en place par Luc Chatel se contentera de formuler des recommandations ou permettra de protéger efficacement les utilisateurs de téléphones mobiles. En attendant, une mesure toute simple leur permettra d'échapper à ces escroqueries : ne jamais rappeler les numéros indiqués dans un message indésirable.

D. S.
14/05/2008, LeFigaro.fr

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