
Définition :
« Nouvelle forme de prostitution développée par une majeure partie de l’auditorium cybernétique ».
Une nouvelle forme de prostitution:
La cyberprostitution est une des activités qui se développe sur internet depuis la fin des années 90. Avec l’avènement des NTIC et en particulier d’internet, le tapin est passé du mode réel au mode virtuel. La rencontre a lieu sur un chat où les deux interlocuteurs s’entendent sur le prix de la prestation avant de se retrouver quelque part. La cyberprostitution touche les hommes et les femmes qui voient dans ce nouvel outil le moyen de résoudre certains de leurs problèmes d’ordre financier.
Les sites proposant ce genre de services sont principalement originaires d’Europe de l’Est, bien qu’ils gagnent du terrain en touchant d’une manière générale l’Europe, tout autant que l’Asie et particulièrement le Japon. Ce nouveau phénomène de prostitution prend de l’ampleur, d’autant qu’il n’est pas nécessaire d’avoir son propre site puisqu’une simple conversation sur un chat munie d’une webcam peut suffire. L’exemple de Justin Berry, cette jeune fille alors âgée de 15 ans en proie à la cyberprostitution après s’être vue proposer 50 dollars pour retirer son tee-shirt, en est tout à fait poignante.
Cette pratique qui consiste à mettre son corps à contribution via des shows moyennant une somme d’argent plus ou moins conséquente, compte parmi ses adeptes bon nombre d’étudiantes qui se prostituent la nuit afin de payer leurs études. Elles pensent se sentir protégées derrière leur ordinateur, mais ne se rendent pas comptent des images et des photos qu’elles diffusent. La plupart d’entres elles ont d’ailleurs du mal à s’avouer qu’elles sont prostituées.
La législation et les difficultés à résorber la prostitution en ligne
La législation française ne punit pas les personnes prostituées, mais condamne le racolage qu’il soit actif ou passif, ainsi que le proxénétisme. Il semblerait qu’en France en tout cas, le système judiciaire soit mal adapté à ces réseaux de prostitution car dépassé par internet lui-même qui s’apparente ni plus ni moins à une véritable jungle en constante évolution technologique. Attendu que devant le manque de transparence qu’offre internet, il est difficile de déterminer si un site de prostitution se cache derrière un site quelconque de rencontres un peu olé olé, ou encore de savoir si une personne qui se dénude en ligne le fait par simple exhibition ou pour racolage, d’autant que dans les deux cas les sites sont payants.
En outre, bien que les agences d’escort-girl sont interdites en France, de nombreux sites de cyberprostitution se cachent derrière des sites d’escort-girl établis dans des pays qui les autorisent, ainsi que des sites de photos de charme. La police a d’ailleurs beaucoup de mal à rechercher et proscrire un site hébergé dans un pays où la prostitution est légalisée. D’autant que les législations européennes ne sont pas harmonisées, et donc profitent à ce commerce sous-terrain.
Si en France la cyberprostitution gagne du terrain c’est parce qu’il n’y a pratiquement pas de contrôle de la police, ni même de redressements fiscaux et encore moins de possibilités de dialogue venant d’associations d’aide aux personnes prostituées. De plus, face à la prévention du racolage passif qui voit s’accroître les raids policiers sur la voie publique, internet devient la nouvelle alternative en termes de communication. Le « racolage en ligne » garantit l’anonymat, ce qui expose hommes et femmes à de nouveaux risques liés à une activité presque invisible sur la toile.
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